Géographie

Kourou et la Guyane : aspects géographiques

Terre française en Amérique du Sud, la Guyane est un département d'Outre Mer (DOM) depuis 1946 et se trouve, de ce fait, intégrée à l'Union Européenne. Sa superficie de 91 000 km2 en fait l'un des départements français le plus vaste, recouvert à 95 % de forêt équatoriale, mais des moins peuplés avec aujourd'hui quelques 200 000 habitants. Ses pays limitrophes sont le Surinam et le Brésil avec comme frontières naturelles respectives les fleuves Maroni (à l'Ouest), Oyapock (à l'Est) et les Monts Tumuc Humac (au Sud). La Guyane fait partie du "plateau des Guyanes" qui s'étend de l'Amapa à l'Est du Venezuela, entre le 2ème et le 6ème degré de latitude Nord.

De type équatorial, le climat de la Guyane est chaud et humide et la température moyenne avoisine les 25/27° avec un taux d'humidité relativement élevé de 85 %. La pluviométrie s'échelonne de 300 à 900 mm par mois durant la saison des pluies qui va de novembre à juin. On y trouve deux saisons dominantes :

      la saison sèche d'août à novembre

      la saison des pluies d'avril à Juillet, avec une pette pause appelée "petit été de mars"

La population est fortement concentrée sur la bande côtière où l'on trouve les villes les plus importantes. Du sud au Nord : l'île de Cayenne, Rémire-Montjoly, Matoury, Kourou, Sinnamary, Saint-Laurent-du-Maroni....

La population de la ville de Kourou est estimée à 25.000 habitants (le dernier recensement de 1999 donnait 19.170 habitants). Elle est délimitée au nord par l'Océan Atlantique, dont les vagues viennent mourir sur une belle plage de sable jaune, la plage des Roches ; à l'est par le fleuve Kourou ; au sud et à l'ouest par le territoire du Centre Spatial Guyanais.

Le territoire est composé de terres basses : le littoral et en retrait la savane ; et de terres hautes plus au sud : les collines, où règnent les grands arbres.

La savane se répartit en :

      savane sèche au sud composée surtout d'herbes sèches, agrémentées çà et là de petits bouquets d'arbres.

      savane inondée, en arrière des dunes, appelée "pripri".

Les pripris sont alimentés par les eaux des terres hautes qui sont stoppées, dans leur course vers la mer, par les dunes, et qui restent bloquées dans ces dépressions argileuses. En saison des pluies, ces pripris ressemblent à de vrais lacs de plusieurs kilomètres carrés sur lesquels les habitants se déplacent en canots pour chasser ou pour pêcher les nombreuses espèces de poissons qui y vivent.

Il faut ajouter à cela les Îles du Salut, rendues tristement célèbres par le bagne. Elles sont au nombre de trois : l'île Royale, l'île Saint Joseph et l'île du Diable.

Les berges du Kourou, large fleuve sinueux, ainsi qu'une partie de ses plages, sont soumises à un phénomène cyclique d'envasement, avec poussées de mangroves, suivi d'un cycle de désenvasement.

Le littoral, des deux côtés des Roches est envahi par un épais rideau de palétuviers, dont les graines sont chariées par la mer. Dans cette mangrove ainsi formée pullulent poissons, crustacés, reptiles et oiseaux de différentes espèces.